Les années passent, et en bien des points elles se ressemblent. Les saisons se succèdent inlassablement sans susciter de la monotonie. Pas de lassitude à la lecture des Écritures quelque soit le nombre de recommencements, de leçons ou de refrains. Mais il y a des passages bibliques auxquels on demeure attaché. Serait-ce parce que, quelques soient les années d’intimité avec Dieu, notre adoration continue ?

Parmi ces passages, je citerai à titre d’exemple dans l’Évangile de Jean au chapitre 4 versets 1 à 42, la conversation entre Jésus et la femme de Samarie. Dialogue pendant lequel il lui parle de l’adoration. Celle-ci semble avoir deux critères :

Premièrement, elle est donnée à Dieu et à personne d’autre. Ensuite, elle doit être faite en esprit, c’est-à-dire conforme à l’essence même de Dieu. Et en vérité, ce qui signifie, sans dissimilitude entre notre déclaration des lèvres et la disposition de nos cœurs. Ainsi, l’adoration est à la fois notre responsabilité mais aussi notre privilège. Adorer c’est servir. Servir Dieu est un avantage, un privilège qui coûte.

Depuis la chute, l’homme a perdu sa connexion avec Dieu. Il a un profond besoin de matérialiser l’objet de son adoration, donc de se représenter Dieu. Il est donc important de connaître celui que nous adorons. Ainsi, lorsque Jésus dit à cette femme que Dieu (est) esprit* (Jean 4.24), ce n’est pas l’existence même de Dieu qu’il souligne et encore moins sa forme, mais plutôt sa nature. Celle du Dieu qui ne peut pas s’étendre. Qui ne peut pas s’améliorer, qui ne se transforme pas, et qui n’a pas de nom (Je suis).

L’homme donne des noms à Dieu pour le comprendre, et aussi pour l’adorer. Mais l’adoration n’est pas limitée à des mots ou à des silences. À des refrains, à un genre de musique plus doux, plus intime. À un lieu, un jour, un temps. Elle ne fait pas partie de notre vie, elle est notre vie. L’adoration est un style de vie marquée par la présence de Dieu, qui nous transforme pour ressembler à son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur.

Pendant l’année, on projette d’être en congés pour se reposer. Et lorsque les vacances sont là, nous veillons à ce que tout soit bien disposé pour nos absences et nos retours. Sachant et considérant que l’adoration est notre style de vie, est-ce utile de rappeler que les années passent et qu’elles se ressemblent en certains points ? Que les saisons se succèdent inlassablement sans susciter de la monotonie et qu’il n’y a pas de lassitude à lire les Écritures, quelque soit le nombre de recommencements, de leçons ou de refrains ? Il n’y a pas d’essoufflement à notre style de vie qui est d’adorer Dieu.

Je vous souhaite d’excellentes vacances, et davantage de poursuivre votre marche d’adorateurs choisis par le Dieu vivant.

* Sur la formulation grecque du texte  n’y a pas de verbe. “Dieu esprit”

Pasteur Joss Ngandu