Il faut un petit grain de folie pour se lancer dans un marathon : une course à pied de 42,195km, à moins de respecter quelques règles, semble inaccessible. Mais mener une vie équilibrée dans notre société sans Dieu, sans sécurité et perdant le sens de l’existence, n’est-ce pas comparable ?

Puisque comme moi vous êtes déjà dans la course, quelques conseils…

Pour ne pas se décourager, ne pas se comparer

Je ne m’engage pas dans la course pour faire mieux que mon voisin, mais pour faire du mieux que je peux. L’autre est peut-être plus doué que moi, il a eu plus de temps pour s’entraîner ou un meilleur matériel ; les circonstances font qu’aujourd’hui il est devant moi, mais je refuse de me comparer. Ce que le Grand Organisateur de la course veut voir, c’est si j’utilise toutes mes capacités.

Ne pas écouter ses sensations

Lors d’une course, les mauvaises sensations sont inévitables. Mais en général elles ne durent pas ; et en général elles ne cachent pas de blessures plus graves. Il serait donc inutile d’y prêter trop attention. Je ne suis pas différent des autres coureurs, tous éprouvent cela à un moment ; l’inquiétude serait vaine, voire nocive. Le Seigneur a prévu cette situation, et par Sa grâce, malgré ces inconvénients, je continuerai.

Écouter ses sensations !

Je dois pourtant rester à l’écoute de mon corps. Si je cours suivant un plan fixé à l’avance, sans m’adapter aux circonstances, je cours à l’échec. Je ne peux rester rigide sur mes principes ou mes manières de faire : une douleur suspecte, un essoufflement anormal sont des indicateurs que je dois entendre. Peut-être que Dieu veut me parler par une sensation, une inquiétude particulière : je resterai à l’écoute, prêt à modifier mes projets :« Dieu parle tantôt d’une manière tantôt d’une autre et l’on n’y prend point garde»  (Job 33 :14)

Objectif court terme, objectif long terme

Pour rester motivé malgré la fatigue et l’effort intense, ne pas perdre de vue ces deux objectifs : à court terme, par exemple atteindre le ravitaillement ; à long terme, finir la course dans le temps que me suis fixé. De même, dans notre marche avec Christ, fixons-nous un objectif pour cette année, dans notre activité d’église ou notre vie de prière par exemple ; puis un objectif plus éloigné, concernant notre appel ou notre sanctification dans les années à venir.

Quelque soit notre vitesse, l’issue de la course est certaine : le Sauveur nous attend sur la ligne d’arrivée pour nous accueillir et nous réconforter : bonne course !

Philippe Allérat

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »

Philippiens 3:12-14