Comprendre qui est Dieu

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Un oxymore est une figure de style qui vise à rapprocher deux termes que leurs sens devraient éloigner, dans une formule en apparence contradictoire, comme « une obscure clarté ». J’aime la « douce force » de notre Dieu.

Notre Dieu est bon, compatissant, lent à la colère. Il est plein de douceur et de compassion, sa bénédiction s’étend à mille générations ! Dans Matthieu 11, Jésus propose la parabole du bon grain et de l’ivraie, dans laquelle on voit bien son caractère doux et patient :
– Comment se fait-il qu’il y ait de la mauvaise herbe ? (…) veux-tu que nous allions l’arracher ?, demandent les serviteurs.
– non, répond le maître, de peur qu’en arrachant la mauvaise herbe, vous ne déraciniez en même temps le blé.

Merci Père pour ta patience à notre égard, ou pour utiliser le mot de nos anciennes versions, merci pour ta longanimité (Patience dont fait preuve celui qui a le pouvoir de faire cesser ce qui lui déplaît !).

Notre Dieu est saint, cependant : il ne peut coexister avec le péché. Il suffit de prendre 1 corinthiens 11 : 30 pour vérifier cela : Jésus ne peut tolérer par exemple qu’on bafoue la Sainte cène par une attitude de cœur inadaptée (« c’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades… »).
Le châtiment d’Ananias et Saphira en Actes 5 montre de même que dans le nouveau Testament, Dieu reste aussi intransigeant qu’à l’époque du désert avec Moïse.
Mais si ma compréhension de Dieu est déséquilibrée, tout mon comportement est impacté !

En effet, si je ne considère que la bonté de Dieu, j’aurai une vision trop gentille de Dieu, qui pardonne les fautes sans exiger de repentance ; mon annonce de l’évangile sera tronquée, insistant sur les récompenses et le salut sans condition, mais risquant de laisser démuni mon interlocuteur lorsque surviendront les premières épreuves.

Si inversement je ne considère que la sainteté de l’Eternel, il peut prendre la forme d’un Père fouettard, qui me laisse avec une culpabilité permanente et une peur de la mort dont je n’arrive pas à me défaire. L’Evangile que je présenterai sera sans doute marqué par l’enfer et la peur qu’il doit susciter, laissant les croyants impressionnés, mais loin de l’amour si apaisant du Sauveur.

Notre Dieu est d’une infinie richesse, et c’est seulement en approfondissant ma connaissance de Sa personne que je pourrai entrer dans tout ce qu’Il a prévu pour moi.

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre! » dit Jésus en Jean 8:32.

Je veux comprendre la largeur, la hauteur et la profondeur de ton amour, Seigneur ; je pourrai ainsi en témoigner, partout où tu voudras bien m’envoyer !

Philippe Allerat