Habile ou insouciant ?

 

editoDans son désir d’avoir une relation avec nous, Dieu a pensé à des actions concrètes en notre faveur. Ainsi, son attachement envers nous apparaît dans toute sa générosité comme plein de vie et de grâce (à notre égard). En lisant la Bible, au-delà de la grâce divine qui est le premier aspect de l’alliance de Dieu, nous découvrons que sa volonté s’exprime également sous forme de commandements ou d’impératifs. Dieu a toujours pris soin d’inscrire la grâce comme fondement de toutes choses. Mais l’homme montre son incapacité à répondre à une telle invitation et son péché révèle son ingratitude. Son attitude est indigne de ce que Dieu nous a manifesté et apparaît comme une offense à Dieu. Mais Dieu continue son engagement de manière concrète, et c’est la force de son engagement qui permet d’évacuer toute attitude de légèreté face au péché. L’un des impératifs de Dieu nous dit dans le livre des proverbes en son chapitre 6 verset 6, « va vers la fourmi, paresseux, considéré ses voies et deviens sage ».

La paresse est un style de vie pour certains de nos contemporains et pour plusieurs une tentation. Nous ne sommes certes pas sauvés par nos œuvres mais celles-ci sont bien la démonstration de notre foi et de notre confiance en Dieu. L’ardeur au travail caractérise notre mode vie chrétienne, et le Seigneur Jésus revient dessus dans la parabole des mines ou des talents.

Celui qui n’a rien, dans cette parabole n’est pas celui qui ne possède rien mais plutôt quelqu’un qui n’a rien fait. Ayant reçu de son maître une somme importante à faire valoir, il n’a rien trouvé de mieux à faire qu’à cacher l’argent de son maître jusqu’à ce qu’il revienne.

Celui qui n’a rien n’est pas quelqu’un qui n’a rien reçu, mais c’est plutôt quelqu’un qui, ayant reçu au même titre que les autres n’a rien fait.

Au premier abord, ce personnage n’apparaît guère comme quelqu’un qui abuserait de la grâce, qui, prétextant que tout est grâce, se laisserait aller à l’insouciance et à la paresse. Il se laisse bien aller à la paresse et il le fait, non pas en s’autorisant la grâce de Dieu, mais en prétextant de sa dureté. Pour se justifier, il ne parle pas d’insouciance, il parle plutôt de peur paralysante.

Lorsqu’on regarde de plus près, on constate pourtant que le serviteur paresseux n’est pas conséquent avec lui-même. Si telle était l’image qu’il avait de son maître, s’il avait vraiment peur de ce patron qui veut absolument que les autres travaillent pour lui, qui attend des résultats et juge les hommes en fonction de ce qu’ils produisent, il aurait certainement trouvé un moyen pour obtenir, sans risque, le résultat que son maître attendait. On pourrait dire que ce mauvais serviteur abuse de la grâce de son maître. La paresse fait tomber dans l’assoupissement, et l’âme nonchalante éprouve la faim (Prov 19, 15)

Dans son désir d’avoir une relation avec nous, Dieu a préparé des actions concrètes pour chacun d’entre nous. Soyons encouragés à y entrer au sein de notre communauté.

Joss Ngandu