Il tient le monde dans Sa main – Edito de Philippe Allérat

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J’ai toujours aimé regarder le ciel nocturne. Un sentiment de paix et d’humilité m’envahit, quand je considère les distances et les énergies en jeu.

​Enfant, on cherche à relier les étoiles pour former des figures. Dans la Bible, plusieurs de ces constellations sont citées, notamment les Pléiades et Orion : les hommes de cette époque avaient donc les mêmes jeux que nous, et ce sont les mêmes objets que nous pouvons contempler, soir après soir !

Quand je lève les yeux vers le ciel, je suis donc lié aux hommes qui, d’âge en âge, ont cherché dans les étoiles des réponses à leurs questions, un sens à leur vie. Les mages de l’évangile , par exemple, ont vu dans un phénomène céleste le signe de la naissance du Messie ; et nous aussi, pouvons avoir une idée de la pensée divine en observant le ciel étoilé. ​On sait que la lumière voyage à une vitesse de 300 000 km/s : elle parcourt donc plus de 7 fois le tour de la Terre en une seconde. Mais le plus étonnant est qu’à cette vitesse, il faudrait plus de 4 années pour arriver à l’étoile la plus proche, Proxima du Centaure. On a ainsi un petit aperçu des distances faramineuses séparant les objets célestes, des distances qui nous renvoient à notre petitesse et notre fragilité ; ainsi, si nous pouvons avoir une relation avec notre Père céleste, il reste cependant infiniment, radicalement supérieur à nous. Approchons-nous de Lui avec respect et humilité :

« Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au dessus de vos pensées.  » Es.55:9

​Dans la journée, le ciel est bleu, ou nuageux ; et mes pensées sont tournées vers les problèmes d’ici-bas : travail, loisirs, famille, amis. Mais chaque soir , quelque soient mes craintes ou mes soucis de la journée, le miracle se reproduit : le ciel est tiré doucement, comme une couverture, pour faire place à la voute céleste qui était là durant la journée, mais que l’on ne pouvait voir. Et de la même manière, Dieu était présent à chaque heure aujourd’hui, que je l’aie senti ou non. Chaque soirée m’en apporte la démonstration magistrale : le Dieu tout-puissant, créateur des mondes, règle la marche de l’univers mais aussi chacun des aspects de ma vie. Celui qui commande aux étoiles a posé ses regards sur moi, et m’a dit :

« bien que tu sois petit, pauvre, et désobéissant, j’ai choisi de mourir pour toi, pour pouvoir ensuite vivre en toi. » « Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que la somme en est grande ! … Je m’éveille, et je suis encore avec toi » Ps.139:17-18

Philippe Allérat