Voir aussi : Les séniors

 

Des vœux humoristiques « 2020 » par Odile Imberton

Sans être devin,

Avec le soutien divin

Ce s’ra une année 20/20

Dieu a gardé du bon vin !

Ne cherche pas en vain

La vie au musée Grévin

Ou au fond du ravin,

Qu’elle soit en toi, t’exhorte l’écrivain,

Puissante comme le levain

Douce comme le chocolat Lanvin,

Et ensemble nous serons des vain …

…queurs pour l’année 2020 !

Un poème « Terre de mon pays » par Gilles Coissieux

Terres bien-aimées
Montagnes et collines et vallées
Je me plais dans vos contrées.

Cours d’eau, ruisseaux et rivières
J’aime marcher dans vos pierres
Et ramasser dans ma gibecière.

Champs verdoyants, sombres aux labours
vous serez mon royaume toujours
Mon horizon blond aux moissons
Aimés et parfumés à la fenaison

Vieille pierre, toit aux tuiles romaines
Bâtisse mystérieuse et sereine
Et large, qui sommeille dans le couchant
N’est-ce pas ici un lieu charmant !

Travaux pénibles et réjouissant, labeur
Vous êtes tout cela, sueur et bonheur
Chaque jour la joie de mon cœur.

Un témoignage de Marie-Claude Stalin

Bonjour,
Je vais me présenter pour les personnes qui ne me connaissent pas. Je suis Marie Claude STALIN. Je suis née il y a bientôt 65 ans en Normandie dans une petite ville Elbeuf. C’était aussi la petite ville où habitaient mes grands-parents maternels. Peut-être que ce nom de famille ne vous dit rien.
Je vais essayer de vous évoquer quelques points de repères pour vous donner une idée de ce que peut évoquer ce nom à certaines personnes présentes aujourd’hui.
Je suis la fille aînée du pasteur Claude STALIN. En 1965, alors que depuis plusieurs années mes parents étaient sur Saint Etienne dans une église au centre de la ville, papa a senti le besoin d’ouvrir une église sur Lyon. Pourquoi Lyon ? Maman et papa étaient Normands, et Lyon était une ville parmi tant d’autres.
Papa a eu la conviction de Dieu d’ouvrir une église dans une salle qu’il louait passage MENESTRIER : Salle Lorenti. Ainsi, tous les dimanches après-midi après le culte à Saint Etienne, toute la famille, papa, maman, ma petite sœur et moi, prenions la voiture pour Lyon. A l’époque il n’y avait pas d’autoroute.
Un jour des personnes du conseil de l’église de Villeurbanne (M. Cellérier entre autres) sont venues à la sortie de la réunion d’évangélisation et lui ont demandé de devenir le pasteur de l’église de Réveil de Villeurbanne car il n’y avait plus de pasteur. C’est comme ça que nous sommes arrivés ici.
A ce moment-là l’église était cours Tolstoï dans un cinéma. Les premiers baptêmes ont eu lieu dans un garage, c’était la famille Demourdjian. Et la vie a continué à Villeurbanne. Le projet d’une construction s’est fait jour. Un an après, la construction de l’église a débuté. Beaucoup de membres ont mis la main à la pâte (Ceddia, Guiragossian, Ross, Jankovski, les enfants le mercredi, le pasteur etc.……) D’une manière ou d’une autre chacun y a mis de sa personne. Au niveau financier aussi : il n’y a pas eu besoin de prêt bancaire. C’est une des raisons pour laquelle, les anciens de cette église y sont si attachés c’est une partie d’eux même. C’est leur maison. En 1972 elle a été inaugurée et l’église a déménagé.
Plus tard mes parents ont déménagé à Chassieu et nous sommes allés à Meyzieu autre église ouverte par papa, comme Bourg en Bresse, Sallanches, et Saint Priest. Aujourd’hui, je reviens dans la maison de mon enfance, ce n’est pas simple : une foule de souvenirs reviennent avec les personnes de l’église. Mme Fontalirant qui est la belle maman de Jean Demourdjian et la maman de Monique et Pierre. Mme Martinez qui était notre couturière quand maman n’avait pas le temps de nous faire nos robes. Et oui les supermarchés et les Kiabi ou autres magasins de vêtements n’existaient pas encore, et les femmes étaient souvent des couturières. Mme Mérandat et son mari qui « pédalait » tous les dimanches sur l’orgue pour accompagner les chants, Louisette Voll et son mari Daniel qui, quand il était célibataire, habitait en face de l’église cours Tolstoï. Et puis tant d’autres souvenirs bien sûr, notamment la maison de vacances de Monnetier-Mornex avec les séjours des fleurs d’automne (nom du groupe des aînés de l’époque), ainsi que les repas comme aujourd’hui. Ce jour était aussi un jour de fête pour le groupe de jeunes qui faisait le service et animait la journée avec des chants.
Aujourd’hui, la roue a tourné, c’est moi qui participe à ce repas. Je partage avec vous un bon moment et on évoque de bons souvenirs.