SigridSigrid, tu es maintenant une artiste reconnue, tu as sorti un album, plusieurs clips, tu te produis souvent en spectacle, comment en es-tu arrivée là ?

J’ai démarré l’écriture simplement pour raconter le quotidien, les souvenirs, pour partager des choses qui sont à la fois personnelles mais aussi banales en somme. Philippe a composé les premières musiques, Grégory Tanielian les premiers arrangements et un peu par hasard, on m’a conseillé un site sur lequel je pouvais faire découvrir ces titres sur internet. J’ai donc posté ces morceaux sur Akamusic, un site belge où les internautes deviennent producteurs, et tout a démarré. J’ai donc sorti un premier single et un clip « Elle s’immisce », puis un album, distribué cette fois par Universal, et deux autres clips.
Depuis, j’ai travaillé sur un spectacle musical composé d’un trio chanson, danse et langue des signes qui reprend cet album, qui est en fait une autobiographie musicale, et je raconte sous 3 tableaux, enfance, adolescence, âge adulte, les aléas d’une vie, les bonnes et les mauvaises rencontres, les comportements compulsifs et les combats pour s’en sortir.

Une journée d’artiste, ça se passe comment ?

Il faut beaucoup de discipline pour ne pas s’éparpiller puisque l’on travaille seul la plupart du temps. Il faut saisir la bonne idée au bon moment, et la travailler pour la rendre accessible, originale, plaisante. Et prendre du temps pour rencontrer d’autres talents, d’autres spectacles, s’inspirer, construire.

Et Dieu dans tout ça ?

Dieu fait naturellement partie de mon travail, le fait d’avoir axé le spectacle sur une autobiographie Lui donne une place prépondérante puisque la foi fait partie de mon quotidien. Récemment, j’ai démarré des concerts acoustiques, avec Ketsia, à destination principalement des églises puisque le spectacle demande beaucoup de logistique. Les premiers concerts m’ont conforté dans l’idée que le fait de partager sur des événements qui me sont personnels – comme la séparation des parents, le tabou autour de la maltraitance des enfants ou d’autres événements difficiles – déclenche la parole. Il est difficile de démarrer certains sujets, et la musique permet de le faire en douceur.

Quels sont tes projets pour cette année ?

Les concerts acoustiques : on jouera à Clermont-Ferrand en octobre, à Lille en novembre, à Genève en mai. Le spectacle sera en mars à Bron et à Lille. Je prépare également la possibilité de le jouer au festival d’Avignon en juillet prochain.
Je travaille de plus en collaboration avec Aude à l’ouverture d’une maison pour enfants maltraités. Dans ce cadre et dans le but de récolter des fonds, je monte un festival de musique à Albert Camus à Bron le 19 et 20 mars, principalement orienté Gospel.
On y verra plusieurs groupes de musique, des chorales des collèges de ma ville, un concert le samedi soir du groupe de Kristaa Williams, et j’y jouerai avec ma troupe le dimanche après-midi.

D’autres envies ?
Cette année, j’aimerais développer les concerts acoustiques qui sont un excellent moyen de faire découvrir le spectacle.
Je pense également important de m’impliquer dans le groupe de Louange.

Témoignage de Sigrid – Dimanche 7 avril